Rue des Rosiers – Paris IV

Je décide de me rendre rue des Rosiers, dans le 4ème arrondissement de Paris. Cette rue, dont le nom fait référence aux rosiers qui y poussaient déjà dans les années 1200, a aujourd’hui perdu son identité olfactive de l’époque.

J’entre dans la rue, déambulant parmi les magasins de vêtements. Chez Milaï Store, l’odeur prédominante est celle du lin, mélangée à celle des tissus et des cuirs, avec un léger fond de plastique. L’atmosphère y est agréable. Des bougies posées sur une étagère attirent mon attention. Je découvre alors la marque : « Papillon Rouge », qui propose des bougies aux fragrances de figuier, de jasmin ou encore de cèdre. Celles-ci exaltent l’ambiance de la boutique, créant un halo olfactif  autour d’elles.

Je rejoins la rue et suis dans un premier temps déçue par l’absence de senteurs. Les magasins de vêtements et de chaussures ont quasiment le monopole de la rue jusqu’au numéro 10. Sans aucune surprise, les magasins de chaussures expirent le cuir vernis et les magasins de vêtements sentent un mélange d’odeurs de tissus, de plastique, avec une note parfumée souvent diffusée.

Mais ma déconvenue s’envole lorsque je découvre la boulangerie Murciano. Ce symbole de la rue des Rosiers date de 1909 et est imprégnée du savoir-faire culinaire français, oriental et hashkénaze. A l’intérieur, les émanations de croissants et cigares aux amandes, de triangles choco-coco, d’harissa au miel, de cornes de gazelle et de yoyo s’entremêlent et créent l’identité olfactive du lieu, racolant les passants.

Murciano.png

A partir de là, les odeurs de nourriture sont omniprésentes jusqu’à la fin de la rue. Je m’engouffre dans le magasin Durance qui se trouve sur ma gauche pour m’échapper quelques minutes de cette atmosphère. Des odeurs de fraise et de muscs me viennent alors au nez. Le vendeur me présente leurs « Best-Sellers » : Fleur de Coton, Fleur d’Oranger, Camélia Blanc et Lait de Figue. Je parcours des yeux les étagères. Parfums d’ambiance, eaux de toilette, sachets parfumés, bougies, et bien plus encore se font concurrence pour plaire à la clientèle.

 

Je sors de chez Durance, traverse la rue et entre chez Sabon. Une vendeuse m’invite à tester leur nouvelle gamme. Je me lave les mains avec un savon, puis j’exfolie ma peau avec leur gommage au sel de la mer morte au parfum « Green-Rose ». On m’applique ensuite une crème pour les mains au jasmin. Je ressors de la boutique avec les mains qui sentent le jasmin sur un fond de thé vert.

 

J’arrive à l’intersection avec la rue des Écouffes. L’As du Fallafel couvre alors toutes les autres odeurs avec ses émanations de viande, de légumes, et bien sûr de falafel. Les badauds sont attirés tant par la renommée du lieu, que par la queue qui s’étend devant le comptoir. Leur appétit est nourri par l’odeur qui sort des cuisines.

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Quelques mètres plus loin, se trouve un magasin de chaussures : « Lev is Shoes ». J’y entre en m’attendant à y découvrir une énième odeur de cuir et de plastique. Mais à mon grand étonnement, c’est une odeur de figue, légèrement boisée qui y règne. Étonnée, mais agréablement surprise, je ressors de la boutique.

En face de moi, la pâtisserie Yann Couvreur, aux antipodes des falafels, ne diffuse presque pas d’odeurs. Les pâtisseries se font discrètes, et seul l’aspect visuel est susceptible d’appâter les passants.

Je dépasse la pâtisserie et est attirée par une odeur de muscs. Je tourne la tête à gauche et découvre un lavomatic, doté d’une façade vintage. Elle émet des odeurs de lessive au milieu de l’ambiance culinaire.

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Juste après, une façade jaune attire mon attention. Il s’agit de la boulangerie et pâtisserie yiddish « Sacha Finkelsztajn ».  Ayant été fondée en 1946, elle aussi représente un emblème culinaire de la rue des Rosiers.  On y retrouve l’odeur des feuilletés au chèvre ou aux légumes, ainsi que celle du pain frais.

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Je termine la rue, en passant entre « Chez Hanna » à ma droite et « Korcarz » à ma gauche, toujours accompagnée des odeurs de pâtisseries.

La rue se termine avec un crêpier proposant des spécialités orientales et des thés à la menthe. La rue des Rosiers est terminée, je poursuis mon chemin rue Vieille du Temple, replongeant dans l’atmosphère typique parisienne.

Parfums Associés

 

Sans titre.png

« Fleur de Coton » – Durance

 

Parfum Aviv (Jasmin)

« Parfum Aviv » – Sabon

 

Premier Figuier - Eau de Toilette

« Premier Figuier » – L’Artisan Parfumeur

« Laundromat » – Demeter

9 commentaires sur “Rue des Rosiers – Paris IV

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  1. Toujours égale à elle-même, Margaux nous invite à la suivre dans cette RUE DES ROSIERS, avec ses boutiques aussi différentes et attirantes les unes que les autres. Les photos sont absolument superbes et bien représentatives des lieux. MERCI!
    La visite du Blog  » LE NEZ EST L’AIR » est devenu pour moi, un rendez-vous incontournable maintenant pour ne pas perdre une miette. C’est très enrichissant et on découvre des lieux uniques et variés, qui nous invitent à s’y promener avec un autre regard et surtout avec nos sens en éveil.

    Aimé par 1 personne

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