Marché des Enfants Rouges – Paris III

Un des rendez-vous incontournables du microcosme parisien est le mythique brunch du dimanche matin. Lorsque vous vous êtes résolu à adopter ce mode de vie, il vous reste à savoir où déguster le meilleur brunch dans la capitale. À ce moment là, plusieurs options s’offrent à vous : le « déjeuner dominical » de l’Hôtel Bachaumont, Judy, le Pavillon des Canaux, le Marché des Enfants Rouges, le Fouquet’s… Pour ma part, j’ai choisi le Marché des Enfants Rouges où se nichent des centaines d’odeurs, de fumées, d’arômes et de couleurs dont l’exubérance est à son comble le dimanche.

Édifié en 1615, cet espace couvert doit son nom à l’hospice des Enfants Rouges, orphelins dont l’uniforme était rouge.

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Je m’engage dans la rue de Bretagne par un dimanche pluvieux, où les brocanteurs s’amoncèlent le long du trottoir. Déjà, les effluves de café et de tabac provenant de la terrasse du Progrès me secouent le nez. L’odeur de la pluie estompe les effluves de pain chaud provenant de la boulangerie Chez Manon ainsi que ceux sortant de la rôtisserie Stevenot. À ma droite, des sapins qui attendent patiemment un foyer sur le bord de la route tentent de me séduire en m’offrant leur délicieux parfum, identité olfactive des fêtes de fin d’année.

Enfin, j’arrive sous l’arche m’indiquant l’entrée du Marché des Enfants Rouges. J’y suis accueillie par une haie de fleurs, mais seules les tulipes et les roses de Noël parviennent à dégager un faible parfum. Les jacinthes, quant à elles attendent tranquillement leur floraison sur le comptoir pour nous enivrer.

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En cette période, une ambiance épicée et fruitée due au vin chaud plane entre les allées, happant les nez innocents, presque inattentifs des badauds. À ma gauche, un stand de cuisine vegan propose des muffins fraîchement sortis du four. Alléchée par leur effluve gourmande et chocolatée, je m’oriente finalement et raisonnablement sur leur jus detox « pomme, carotte, gingembre ». En bouche, l’acidité de la pomme et le piquant du gingembre contrastent avec l’aspect terreux et légèrement gourmand de la carotte.

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Le stand suivant, Chez Wagner, me permet de poursuivre ma lancée végétale. Disposés en cercle, légumes, herbes, fruits et graines cohabitent, formant un étalage haut en couleurs. Les oignons dégagent leur parfum piquant et vert, le seul qui arrive à faire pleurer les garçons, tandis que les herbes aromatiques, débordant de leur panier en osier, nous offrent une émanation végétale pour peu que l’on prenne la peine de rapprocher son nez. Près de la caisse, un presse-agrume ayant servi un peu plus tôt s’atténue peu à peu du parfum acide, gourmand et fruité des oranges.

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À quelques mètres de là, le « coin bio » de Chez Wagner propose des tartes dont se répandent des notes beurrées, sucrées et fruitées.

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Derrière moi, un autre fleuriste se tient en plein milieu des commerces de bouche. Miraculeusement, alors que les fleurs de l’entrée se faisaient discrètes, celles-ci sont beaucoup plus communicatives, et parviennent même à créer un aura végétal, une sorte de barrière au gustatif autour de la tonnelle.

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Mais il suffit que je m’en éloigne d’un pas pour être soudainement enveloppée par les relents iodés du poissonnier. Une évocation sensorielle de froid, de chair et de marée m’encouragent à continuer d’avancer, sans m’arrêter.

Juste derrière la poissonnerie, La Petite Ferme d’Inès propose un atelier de dégustation, d’où émane la senteur animale et lactée des fromages et l’odeur, une fois encore, du pain frais. En accompagnement, un vin rouge est proposé (so french).

Juste à sa droite, un monticule de couscous attire mon attention. Plus je m’en approche, plus les senteurs typiquement orientales m’invitent au voyage : l’arôme des légumes se marie à celui des fruits secs, des sauces, du poulet, des merguez…

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Mais la concurrence se trouve à quelques mètres de là, en rupture avec l’odeur gourmande du traiteur marocain. Attablés au bar, des visiteurs dégustent des spécialités libanaises au parfum gras provenant de l’huile dans laquelle baignent les falafels.

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Dans l’allée se trouvant derrière la fromagerie, je découvre « Alain miam miam », dont les pains et les croissants s’enrobent d’un arôme ultra beurré, contrastant avec l’odeur des oignons dorant dans une poêle à proximité.

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Ce mariage de saveurs m’ayant largement ouvert l’appétit, je décide enfin de bruncher à l’Estaminet, où les odeurs s’allient enfin au goût. Comment mieux commencer un dimanche?

 

Parfums Associés

 

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« Sapin de Lumière » – Diptyque

 

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« Fille en Aiguilles » – Serge Lutens

(notes de pin, de fruits secs et d’épices)

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« Herba Fresca » – Guerlain

(Notes menthées)

 

 

 

 

 

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